Le compte à rebours est lancé pour les amoureux des pandas. Dans quelques semaines, trois des stars les plus attachantes de Pairi Daiza vont quitter définitivement la Belgique. Cette séparation bouleversante s’accompagne pourtant d’une lueur d’espoir pour l’avenir de l’espèce.
Résumé :
- Tian Bao, Bao Di et Bao Mei quittent définitivement la Belgique le 10 décembre 2024
- Une quarantaine stricte débutera dès le 11 novembre 2024
- Ce départ s’inscrit dans un ambitieux programme de conservation des pandas géants
- Les parents des trois pandas resteront à Pairi Daiza jusqu’en 2029
Le parc animalier belge Pairi Daiza s’apprête à vivre un moment historique et émouvant. Trois de ses résidents les plus emblématiques, les pandas géants Tian Bao, Bao Di et Bao Mei, nés respectivement en 2016 et 2019, se préparent à un voyage sans retour vers leur terre ancestrale. Cette nouvelle marque un tournant décisif dans l’histoire du parc, mais aussi dans celle de la conservation des pandas géants.
Des préparatifs minutieux pour un voyage exceptionnel
La préparation du départ de ces « Very Important Pandas » ne laisse rien au hasard. Dès le 11 novembre 2024, les trois pandas entreront dans une période de quarantaine obligatoire, les rendant invisibles aux yeux du public. Cette étape cruciale précède leur grand voyage prévu pour le 10 décembre prochain, direction la « Giant Panda Base » de Bifengxia, un centre de recherche et d’élevage réputé dans la province du Sichuan.
Le parc met un point d’honneur à garantir des conditions optimales pour ce transfert délicat. Chaque détail est méticuleusement étudié pour assurer le bien-être de ces précieux ambassadeurs durant leur voyage vers la Chine. Une attention particulière est portée à leurs besoins spécifiques, démontrant l’engagement constant de Pairi Daiza envers ses pensionnaires.
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Quand la Belgique participe au sauvetage des pandas : les chiffres qui donnent espoir
Ce départ s’inscrit dans une collaboration fructueuse entre Pairi Daiza et les autorités chinoises, qui dépasse largement le simple cadre d’un transfert d’animaux. Depuis une décennie, le parc belge participe activement à un projet ambitieux : la création d’une réserve naturelle exceptionnelle de plus de 27 000 kilomètres carrés, s’étendant sur les provinces chinoises de Gansu, Shaanxi et Sichuan.
Les résultats de ces efforts de conservation sont particulièrement encourageants. La population de pandas géants à l’état sauvage est passée d’environ 1 200 individus dans les années 80 à près de 1 900 aujourd’hui. Cette augmentation significative témoigne de l’efficacité des programmes de conservation menés depuis plus de 30 ans par la Chine et ses partenaires internationaux.
Hao Hao et Xing Hui : l’histoire continue en Belgique
Si le départ des trois jeunes pandas marque la fin d’une époque, il ne signifie pas pour autant la fin de l’aventure panda à Pairi Daiza. Leurs parents, Hao Hao et Xing Hui, continueront de ravir les visiteurs du parc jusqu’en 2029, conformément à l’accord initial de 15 ans établi avec les autorités chinoises.
Le parc garde même un optimisme certain pour l’avenir, nourrissant l’espoir que ce couple emblématique puisse encore donner naissance à « une à deux portées » avant la fin de leur séjour. Ces naissances potentielles permettraient de poursuivre cette belle histoire et de contribuer davantage à la préservation de l’espèce.
Une séparation nécessaire au service d’une noble cause
Le départ prochain de Tian Bao, Bao Di et Bao Mei marque indéniablement la fin d’une période dorée pour Pairi Daiza et ses visiteurs. Cependant, cette séparation, aussi émouvante soit-elle, représente en réalité une victoire éclatante pour la conservation des pandas géants. Elle témoigne de la réussite d’un programme international ambitieux qui a su transformer un parc animalier belge en acteur majeur de la préservation d’une espèce jadis au bord de l’extinction.
La réussite de ce programme dépasse largement les frontières de la Belgique. Il démontre qu’une collaboration internationale bien orchestrée peut conduire à des résultats spectaculaires dans la protection des espèces menacées. L’augmentation significative de la population de pandas sauvages en est la preuve la plus tangible.
J’estime que ce départ, loin d’être une fin en soi, représente un nouveau chapitre prometteur. Il illustre parfaitement comment la conservation moderne doit fonctionner : un mélange subtil entre protection ex situ dans les parcs zoologiques et réintroduction progressive dans des habitats naturels préservés. Le retour de ces trois pandas en Chine n’est pas seulement un voyage, c’est un symbole d’espoir pour toutes les espèces menacées qui, avec l’aide de l’homme, peuvent retrouver leur place dans la nature.